Blog Le Soir.be - Dominik Nicolas, vingt ans après Indochine

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Blog Le Soir.be - Dominik Nicolas, vingt ans après Indochine

Message par Mustang le Ven 8 Juil - 1:31

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Dominik Nicolas, vingt ans après Indochine
par Thierry Coljon le 20 mai 2015

A 56 ans, il publie son premier album. Mais c’est bien lui qui, de 1981 à 1994, était derrière les tubes du groupe français qu’il a fondé avec Nicola Sirkis.

Putain, vingt ans ! Qu’on était sans nouvelles de celui qui, en 1994, claquait la porte d’Indochine en pleine gloire. Aujourd’hui, Dominik Nicolas accepte de s’exprimer sur ce départ : «  Au début, ça m’arrangeait bien. Nicola s’occupait des textes et moi de la musique. Ça a bien fonctionné durant une douzaine d’années, puis sont apparus des problèmes humains plus qu’artistiques. L’usure, la tension… Dimitri était parti en 1989, Stéphane devait jouer les intermédiaires entre nous. Rester pour l’argent ne m’intéressait pas. J’ai claqué la porte et je suis parti en Corrèze, dans mon monde de Bisounours. Je n’ai plus jamais parlé à Nicola. On s’est revus à l’enterrement de Stéphane, c’est tout. C’est la vie !  »

Dominik n’est pas amer pour autant. Les droits d’auteur, qui lui reviennent pour les grands tubes d’Indochine, tombent avec une belle régularité. En Corrèze, il a fondé famille et est devenu un spécialiste de la pêche à la mouche : «  Je suis aujourd’hui finalement plus connu dans ce milieu-là – j’ai participé à des documentaires sur la question – que dans la musique. Ça ne me pose aucun problème, je n’ai pas soif de reconnaissance. La rivière m’a ouvert à l’écologie. Je m’intéresse davantage au taux de plécoptères sous les galets pour voir si la rivière est polluée. Dans les bois, je ramasse des crasses, je fais attention à notre terre. Le poisson, je cherche à le blesser le moins possible avant de le remettre à l’eau. Une journée type parfaite pour moi, c’est quand je pars seul avec mon 4 × 4 pour une sortie à la pêche. Je suis assez solitaire… »

Dominik a beaucoup voyagé et beaucoup pêché mais après une année sabbatique, il s’est remis à la musique, en construisant son studio chez lui, en Corrèze et composant des musiques de films et de documentaires. «  Chanter ne m’a jamais emballé  », avoue celui qui aujourd’hui sort son premier album de chanteur.

En 2004, il a bien réalisé un album instrumental électro, les machines restant son dada, mais ce disque est resté dans ses tiroirs. Ce n’est qu’en 2013 qu’il s’y est vraiment remis, après sa rencontre avec un certain Noël Mattei, auteur de tous les textes de ce La beauté de l’idée  : «  Il m’a contacté via Facebook. Il a été le chanteur du groupe Madinka. C’est aussi un auteur, un romancier. Il a 15 ans de moins que moi mais tout de suite, on s’est entendus. Il n’intervient d’ailleurs pas que sur les textes. Comme moi, il veut aussi faire passer un message de liberté. Chanter, pour moi, c’est aujourd’hui plus une envie qu’un manque à combler. »

Entre une reprise de Polnareff et le plaisir de chanter avec sa fille Naïs, Dominik cite également Verlaine dans « Mon rêve ». Le tout dans un style qui rappelle bien les années qui, entre Indo et Daho, l’ont vu composer des tubes de cette pop française qui revient aujourd’hui à la mode : «  Je suis encore un peu anxieux par rapport à la scène. Je ne vise pas les Zénith. Je veux que ce projet reste à taille humaine. Ce disque est vraiment un plaisir que je m’offre. Comme celui de partager le micro avec ma fille Naïs qui écrit ses propres chansons mais vient de s’inscrire à un master en communication. Elle verra plus tard pour la musique. »

Dominik, dont le manager est belge, reconnaît que la Belgique a toujours été derrière Indochine et c’est d’ailleurs à Bruxelles qu’il a enregistré son disque. Il continue à écouter ce qui se fait aujourd’hui et à croiser machines vintage et logiciels actuels : «  J’écoute tout ce qui sort via internet. C’est vrai qu’il y a un vrai retour à l’électro-pop. J’aime bien Lescop ou Woodkid. La nouvelle génération est plus noire tout de même. Nous étions plus insouciants. C’est pour ça que je suis bien là où je suis, loin de tout. En Belgique, j’aime bien Puggy… »

“La beauté de l’idée” : notre critique * * *

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Dernière édition par Mustang le Ven 8 Juil - 3:33, édité 1 fois
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Re: Blog Le Soir.be - Dominik Nicolas, vingt ans après Indochine

Message par Mustang le Ven 8 Juil - 1:37

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La beauté de l'idée

Genre :ROCK
Artiste :Dominik Nicolas

L'avis du Soir

Celui qui a composé « L’aventurier », « Canary Bay » ou « Trois jours par semaine » sait y faire. Et c’est comme si vingt années s’effaçaient comme par magie avec ce disque qui aurait pu être réalisé par un de ces gamins qui ont tout compris des leçons de papa Indo ou tonton Daho. Dominik ne renie pas ces années 80 qu’il a marquées de son empreinte et chante dans ce style électro-pop aujourd’hui redevenu à la mode.

Les textes humanistes de Noël Mattei trouvent leur place entre « Sous quelle étoile suis-je né ? » de Polnareff et « Mon rêve » inspiré par Paul Verlaine. « Légers comme l’air », chante-t-il, rêvant d’« Une ville sans néons », l’amour étant décliné ici sous toutes ses formes, avec, notamment la complicité pleine de fraîcheur de sa fille Naïs.

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