RTBF : Rencontre avec Dominik Nicolas, 21 ans après Indochine, il devient chanteur!

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

RTBF : Rencontre avec Dominik Nicolas, 21 ans après Indochine, il devient chanteur!

Message par Mustang le Jeu 9 Juil - 16:31

RTBF : Rencontre avec Dominik Nicolas, 21 ans après Indochine : il devient chanteur!

(c) Negatif

François Colinet
Publié le mercredi 27 mai 2015 à 13h54

L’ancien guitariste et compositeur d’Indochine sort de deux décennies de silence avec « La beauté de l’idée », collection de chansons délicieusement vintages sur lesquelles il ose enfin donner de la voix !

Cofondateur du groupe en 1981, il a écrit et composé la plupart des plus gros tubes d’Indochine, de " L’aventurier " à " Trois nuits par semaine ". Cela s’entend sur son premier album de chanteur solo, qui sort 21 ans après son départ du groupe !

Les guitares et claviers typiques nous ramènent instantanément dans les années 80. Outre " Indo " (qui nous a toujours personnellement laissé froid), on y retrouve l’ambiance des premiers Daho ou des réminiscences de Taxi Girl.

Dominik Nicolas réussit la gageure d’invoquer musicalement son glorieux passé, tout en créant un album très personnel, accrocheur, bien ancré en 2015. On a été ravi d’en discuter avec lui !

Si je vous dis que votre album risque de plaire aux fans d’Indochine, vous le prenez comme un compliment ?

Oui absolument ! J’ai fait cet album pour tout le monde et je ne cherche pas à me défaire de mon passé avec Indochine que j’ai cofondé avec Nicola Sirkis. J’assume sans soucis mon parcours. Je composais pour " Indo " donc des tics, des gimmicks reviennent, c’est évident. Mais aujourd’hui, chacun vit sa vie. On va où le vent nous pose…

Guitariste du groupe puis musicien instrumental, vous voilà chanteur. Une évolution naturelle ?

A la base, je n’étais absolument pas certain de vouloir chanter, je ne me sentais pas chanteur. Cela ne me fait pas rêver. J’avais d’ailleurs fait un album instrumental il y a quelques années. C’est la première fois que je sors un album sur lequel je chante.

J’ai quitté Indochine en 1994. Cela fait 21 ans sans réelle actualité. Un fameux trou dans le CV mais vu de l’intérieur, ce n’est pas le cas. J’ai fondé une famille, j’ai toujours fait de la musique : de l’illustration sonore pour des pubs, ou pour des documentaires sur la pêche à la mouche, une vraie passion ! Et puis, j’ai beaucoup voyagé : en Chine, en Islande par exemple. Cela a été pour moi une véritable nourriture culturelle qui m’a donné beaucoup de maturité, pour me retrouver plus zen aujourd’hui. Je me suis un peu laissé vivre aussi. Une semi-retraite pour profiter du bon temps. Je m’adapte. Je n’ai jamais besoin de beaucoup d’argent. Si j’en gagne un peu plus, je m’achète une nouvelle guitare. Les instruments, ce serait mon luxe, mais ce n’est pas ça qui fait la qualité d’une chanson.

Pourquoi avoir choisi d’enregistrer votre album en Belgique ?

Je viens régulièrement en Belgique, un pays toujours en avance musicalement. Il y a des bons studios, de bons ingénieurs. Avec Charles De Schutter, c’est une très belle collaboration. Je ne voulais pas d’en album " cheap ", cela m’aurait hanté. J’ai trouvé de vrais alliés avec le label Verycords. Il y a eu un vrai dialogue. Malgré la crise du disque, le discours artistique prime chez eux.

Un album dont la plupart des textes sont signés Noël Matteï…

J’ai commencé les compositions mais comme je ne me projette pas chanteur, je ne savais pas trop quoi en attendre. Le hasard m’a fait rencontrer Noël Mattei, qui a fait les textes de l’album On s’est croisé via le web et j’ai trouvé dans ses textes ce que je cherchais : amour, pudeur, respect. Il a fait partie du groupe Madinkà que j’aimais bien. Le lien est parti de là, il est devenu un ami. C’est comme si on se connaissait depuis 15 ans. On a souvent les mêmes sensations en même temps.

Certains titres sont typés ’80, je l’assume. C’était l’âge d’or de la musique, de la liberté : moins de limitation de vitesse. Je ne dis pas que c’est bien mais on pouvait fumer et boire… Musicalement c’était aussi un autre monde. Aujourd’hui, il faut faire le buzz sur internet. C’étaient de belles années de liberté et de respect.

Si les gens éprouvent du plaisir à écouter mon album dans les bouchons et que cela leur donne le sourire, ce sera un album pop réussi !

Qu’est-ce qui vous plait autant dans la pêche à la mouche ?

Cela m’est venu pendant mon enfance à la campagne, en vacances. C’est un état d’esprit. Cela ouvre à l’écologie, l’écosystème, la connaissance de la nature. Et puis ce sont les plaisirs simples : une journée au soleil, la sieste, c’est un peu utopiste. Cela ne s’achète pas. Et si en rentrant on joue un peu de guitare avec un copain, la journée est parfaite !

Que vous reste-t-il de votre période " Indochine " ?

Il reste des évènements. Le premier concert au " Rose Bonbon ", le premier 45 tours " Dizzidence politik " et puis rapidement " L’ Aventurier ", un des plus vieux titres. La première partie de Depeche Mode, évidemment. Quand tu commences à entendre tes chansons à la radio, c’est très impressionnant. Mais il faut pouvoir s’en détacher, ce qui n’a jamais été trop difficile pour moi.

Je suis touché de voir qu'Indochine est écouté par plusieurs générations. Mais je n’ai jamais regretté ma décision de quitter le groupe. Il vaut mieux partir que de faire des mauvais albums pour respecter des contrats.

Entretien : François Colinet

http://www.rtbf.be/culture/musique/detail_rencontre-avec-dominik-nicolas-21-ans-apres-indochine-il-devient-chanteur?id=8990263
avatar
Mustang
Admin

Messages : 54
Date d'inscription : 09/07/2015

Voir le profil de l'utilisateur http://dominik-nicolas.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum